Un groupe de mendiants devant une voiture Photo: SEYLLOU/AFP

Apparemment, l’interdiction de mendier sur les voies publiques dakaroises ainsi que celles des autres régions du Sénégal tend à être mise aux oubliettes. Cette mesure prise depuis maintenant deux mois par les autorités de la République du Sénégal, n’a toujours produit l’effet escompté.

Pour preuve, la plupart des avenues et rues de la capitale sénégalaise, prises en compte par l’arrêté ministériel sont toujours occupés par des mendiants déjà avertis. Ceci, sous le regard complice des policiers chargés du contrôle.

Toujours, ils n’hésitent pas à courir vers une voiture coincée dans un embouteillage ou nouvellement stationnée pour demander de l’aumône aux occupants. Pour les piétons, c’est presque l’agression tellement la supplication pour donner quelque chose, tant soit minime, est critique.

Quant aux restaurants, boites de nuit et autres lieux publics, c’est dans la soirée qu’ils sont pris d’assaut par ceux qui craignent dans la journée une descente policière. Devant ces endroits on ne peut pas échapper à la vigilance de ces mendiants.

Pire dans les autres régions où le manque d’effectif noté dans les commissariats demeure un réel obstacle quant à l’application stricte de cette décision gouvernementale.

Des talibés mendiants devant un taxi

Des talibés mendiants devant un taxi Photo: radionetherlands.nl

Pourtant le gouvernement avait la ferme intention de régler cette situation patente qui au-delà des autochtones, aurait gêné des organisations financières influentes, par ailleurs partenaires du pays.

Malheureusement pour lui mais heureusement pour les mendiants. On peut le dire du fait que cette mesure débouche présentement sur un échec. Car, des étapes importantes ont été omises dans le processus de déguerpissement des candidats à la manche, à l’instar des pauvres, invalides ou de simples ‘’talibés1‘’ ayant pignon sur rue.

Parmi ces erreurs, on note d’abord le manque de mesure d’accompagnement pour une décision de si grande envergure. Normalement, il devait y avoir une compensation permettant à ses nécessiteux, dont la majeure partie est truffé de responsables de familles, de ne pas sentir leur « déménagement ».

Aussi, puisque les lieux de cultes (mosquées, églises etc.), sont choisis comme sites d’accueil pour certains « refoulés » des grandes artères du pays, des consultations auprès des responsables devraient être alors entreprises par les autorités.

Des mendiantes courant vers une voiture 4x4 coincée par un embouteillage Photo: Mansour Gaye

Pour ainsi dire, ce sont quelques unes des actions préliminaires sautées qui font que les quémandeurs, contraints à vivre comme chaque être vivant, ne peuvent pas abandonner leurs vielles habitudes, même si c’est le pire qui devait leur arriver dans ce pays de la ‘’téranga2‘’.

Mansour GAYE

1_élève d’école coranique

2_hospitalité

 

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commentaires
  1. Soumah dit :

    interessan c que vous dites y a des liens avec mon article sur mondoblog mais il y a la question des talibés que refuse de considerer comme tous les autres mendiants. ils sont trop jeunes pour etre dans la rue. meme si la loi sur la mendicité a échoué le gouvernement devrait s’occuper spécialement du cas de ces enfants qui ont oci le droit à une bonne éducation

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